mai 12 2008
Lundi 12 mai
Après l’Ascension, la Pentecôte. Sortir du Puy en Velay ça met d’emblée les
points sur les i, les auréoles sur les saints, les langues de feu sur les
apôtres, bref, aujourd’hui on montera à 1250 m, point culminant de la tournée,
ça n’ira pas plus haut. Mais avec la soirée et les rencontres d’hier, ça passe
tout seul. Hier : salon bondé chez les Arsac, un beau bouquet de tournesol dans
Mulette, décidément c’est un voyage sous le signe du jaune (colza, pissenlits,
boutons d’or, tournesol, affiche de Magali le Huche, huch huch huch). Après le
spectacle, longues discussions avec tout ce joli monde, on se raconte nos
bidules respectifs, c’est bon. Je goûte la verveine locale, qui n’est pas en
tisane ! Et dodo.
Donc, la sortie du Puy, montée sur le plateau, le Bouchet, la statue de
Stevenson, et surtout une escorte : René, allemand physisien venu de Tübbingen,
Joël vendeur de voitures depuis trente ans, et Jean-Claude, mon hôte de la
veille. Joli quatuor de vélocypèdes pour rallier Le Puy à Langogne. Ciel
d’encre, orage, on aura la pluie, mais le soleil sèche vite après, paysages
trempés, délavés, couleurs et contrastes d’une densité rare. Langogne est en vue
à 17 H, arrivée sous la caméra de La Station où je joue dans… quatre heures.
Là-aussi, plus qu’un bon parfum. Accueil lozérois simple et franc. Installation
du barda pour le soir, la scène est jolie, ondulante et courbée comme une hanche.
On dîne ensemble, le géant ressort de sa boîte, bidule se regonfle, l’alambic
bis raconte son improbable fable. Sourires, retrouvailles avec certains qui
avaient connu Drôle de Sire, paroles. Et pour finir, comme chaque jour depuis
quinze jours, dodo profond, sans ambages ni insomnies !
























